Pourquoi la voiture électrique est une fausse solution
En pleine semaine du Mondial de l'auto, à Paris, les voitures électriques prennent des allures de stars. Mais une soixantaine de chercheurs en sciences sociales ou climatologie avertit dans un ouvrage que l'électrique n'est qu'un leurre, et qu'il faut modifier radicalement nos mobilités.
Mobilités: pour un tournant radical face aux limites planétaires
Face à l’échec d’une «transition verte» qui n’a pas lieu, et à la tentation d’une bifurcation écologique autoritaire, il reste une option: la déviation. Un chemin démocratiquement défini et basé sur la science pour retrouver la voie de l’habitabilité du monde.
« L’alternative à la voiture, ce n’est pas l’électrique, c’est de changer de système »
L’adoption massive de voitures électriques ne permettrait pas d’adapter nos mobilités aux limites planétaires, alerte un collectif de chercheurs dans le livre « Déviation ». Il est urgent, selon eux, d’organiser un ralentissement général de nos vies.
Avec l’ouvrage «Déviation», des mobilités aux mille virages
L’essai réunit 60 chercheurs internationaux et trace une troisième voie face à l’impasse des modes de déplacement.
Mobilités : ouvrir une alternative au tout-voiture au-delà des solutions « technologiques »
Réunis le 5 octobre par le Forum Vies Mobiles et Le Monde autour de l’ouvrage collectif « Déviation », des chercheurs ont exposé leurs travaux sur les mobilités. De quoi prendre la mesure des effets du tout-voiture, dont même l'électrification du parc ne peut tout résoudre, mais aussi ouvrir des pistes pour en sortir. Avec, pour les élus locaux, une invitation à repenser l’organisation de leurs territoires.
A l’occasion de la conférence « Grille, baby, grille ! » associant « Le Monde » et le Forum Vies mobiles, un collectif de chercheuses et chercheurs internationaux plaide, dans une tribune au « Monde », pour un tournant radical des mobilités face aux limites planétaires.
Vouloir remplacer à l’identique le parc automobile mondial par des véhicules électriques lourds crée une vulnérabilité géopolitique majeure sur le plan de l’approvisionnement en minerais critiques, alerte le chercheur britannique dans une tribune au « Monde ».
Sous l’impulsion du capital carbone et des géants de la tech, les Etats-Unis s’enfoncent dans une « transition négative » qui sacrifie l’écologie au profit de l’hypermobilité des élites, explique la chercheuse américaine dans une tribune au « Monde ».
« En Afrique, il est encore temps d’éviter le modèle du tout-voiture »
En misant sur des projets technologiques calqués sur le modèle de mobilité des pays du Nord, les métropoles africaines aggravent leur étalement urbain au lieu d’y remédier, déplorent, dans une tribune au « Monde », les géographes Pape Sakho et Momar Diongue.
Dans une tribune au « Monde », la chercheuse suisse affirme que repenser l’aménagement de nos transports autour des usages féminins n’est pas qu’une question de justice sociale, mais constitue aussi un levier pour sortir du tout-voiture.
Croire que l’on peut préserver l’environnement en remplaçant nos véhicules thermiques par des modèles électriques est une illusion si l’on ignore le poids matériel colossal de nos routes, expose le chercheur dans une tribune au « Monde ».
Yoann Demoli, sociologue : « La voiture n’est pas une préférence, c’est une dépendance »
Une véritable transition écologique passe par l’émergence d’un nouveau système de mobilité combinant véhicules intermédiaires et réorganisation de nos temps et de nos distances, explique le chercheur dans une tribune au « Monde ».
Et si l’enjeu de la décarbonation des mobilités ne se situait pas là où on le croyait ?
Face à l’urgence climatique, la transition est encore traitée comme une affaire de technologies, sans remettre en question l’augmentation constante des déplacements, des distances parcourues et de la vitesse. Pire, cette focalisation sur la décarbonation relègue au second plan les autres défis écologiques et sociaux posés par notre système de mobilité : effondrement de la biodiversité, consommation exponentielle d’espace et de matière, creusement des inégalités…
Réunissant une soixantaine de spécialistes internationaux des sciences sociales, cet ouvrage renverse la perspective. Il montre que la déviation vers des mobilités durables passe d’abord par une transformation profonde de nos modes de vie, de nos territoires et donc, de nos politiques publiques et de nos normes.
Pourquoi restons-nous si dépendants de l’automobile ? Comment concilier liberté, justice sociale, qualité de vie et impératifs écologiques ? En dressant un panorama inédit des connaissances scientifiques et des leviers d’action, cet ouvrage démontre qu’une mobilité plus sobre peut aussi être plus libre, plus juste et plus désirée. Une référence essentielle pour comprendre les défis contemporains de la transition écologique et imaginer les mobilités de demain.
Ce projet a été lancé à l’initiative du Forum Vies Mobiles, think tank français expert de la mobilité qui a pour objectif de répondre aux aspirations citoyennes tout en sortant du système de la mobilité carbonée.
Éditeur : EPFL Press
Collection : Espace en société
Publication : 1 octobre 2026
Édition : 1re édition
Support(s) : eBook [PDF], Livre papier
Nombre de pages eBook [PDF] : 408
Nombre de pages Livre papier : 408
Format (en mm) Livre papier : 160 x 240
Taille(s) : 5,74 Mo (PDF)
Poids (en grammes) : 880
Langue(s) : Français
EAN13 eBook [PDF] : 9782832323649
EAN13 Livre papier : 9782889157730
DOI eBook [PDF] : 10.55430/0554DVKMS
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Garance Clément, Alexis Gumy, Ander Audikana, Guillaume Drevon, Vincent Kaufmann, Laurie Daffe
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